Orchestre

Compositeurs en résidence

Kaija Saariaho

John CORIGLIANO 2015| 2016

L’Américain John Corigliano continue d’étoffer l’un des corpus les plus riches, insolites et reconnus qu’un compositeur ait créés au cours des quarante dernières années. Les nombreuses partitions de Corigliano – parmi lesquelles figurent trois symphonies, huit concertos et plus d’une centaine d’oeuvres pour musique de chambre, musique vocale, chorale et pour orchestre – ont été interprétées et enregistrées par bon nombre d’orchestres, de solistes et de chambristes parmi les plus éminents au monde. Au sein de sa production la plus récente, citons Conjurer (2008), concerto pour percussions, cordes et cuivres, commande de six orchestres pour [la percussionniste] Evelyn Glennie, The Red Violin (2005), concerto pour violon et orchestre composé à partir des thèmes de la musique du film éponyme de François Girard, grâce auquel Corigliano a remporté l’Oscar [de la meilleure musique de film] en 1999, Mr. Tambourine Man : Seven Poems of Bob Dylan (2000) pour orchestre et voix de soprano amplifiée, un enregistrement qui a obtenu le Grammy de la meilleure composition contemporaine en 2008, Symphony No. 3 « Circus Maximus » (2004), écrite à la fois pour orchestre à vent et pour une multitude d’ensembles à vent et enfin, Symphony No. 2 (Prix Pulitzer de musique en 2001). Il a composé d’autres oeuvres notoires, et notamment String Quartet (Grammy Award de la meilleure composition contemporaine en 1995), Symphony No. 1 (Prix Grawemeyer et Grammy Award en 1991), l’opéra The Ghosts of Versailles (une commande du Metropolitan Opera en 1991, récompensée par International Classical Music Awards en 1992) et un Concerto pour clarinette (1977). Corigliano, l’un des rares compositeurs dont un quatuor porte le nom de son vivant, est professeur à la Juilliard School of Music où il enseigne la composition et occupe le poste de « Distinguished Professor of Music » au Lehman College, City University of New York, qui a créé une bourse à son nom. Au cours des quatorze dernières années, lui et son partenaire, le compositeur et librettiste Mark Adamo, partagent leur temps entre Manhattan et Kent Cliffs, New York.

Kaija Saariaho

Philippe Manoury 2014| 2015

Né en 1952 à Tulle, il commence par un cursus de piano et fait ses premiers essais de composition à neuf ans. Étudiant le clavier avec Pierre Sancan, il montre ses premières partitions à Gérard Condé qui le présente à Max Deutsch (un élève d’Arnold Schoenberg). Il suit ses cours à l’École normale de musique de Paris, étudiant parallèlement l’écriture avec Philippe Drogoz et l’analyse avec Yves-Marie Pasquet. Il continue ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il remporte son Premier prix de composition dans la classe d’Ivo Malec et de Michel Philippot et un Premier prix d’analyse chez Claude Ballif. Il se fait connaître en 1974 avec Cryptophonos, créé à Metz. Installé au Brésil en 1978, Philippe Manoury y donne des cours et des conférences avant de revenir en France en 1981, à l’IRCAM comme chercheur. Depuis, il n’a cessé de participer aux activités de cet Institut, y développant, avec le mathématicien Miller Puckette, des recherches dans le domaine de l’interaction en temps réel entre les instruments acoustiques et les nouvelles technologies liées à l’informatique musicale. Responsable de la pédagogie au sein de l’Ensemble intercontemporain (1983-1987), il est ensuite professeur au CNSM de Lyon (1987-1997). Entre 2004 et 2012, il partage sa vie entre la France et les États-Unis, où il enseigne la composition à l’Université de Californie (San Diego). Depuis 2013, il est professeur au Conservatoire de Strasbourg. Lauréat notamment du Grand Prix de composition de la Ville de Paris (1998) et de nombreuses récompenses pour son opéra K…(2000), il est l’auteur d’une oeuvre abondante et variée. L’OPS a donné la première française de son concerto pour violon Synapse en avril 2011, tandis que son opéra La Nuit de Gutenberg a été créé à l’Opéra national du Rhin, en septembre 2011.

Kaija Saariaho

Kaija Saariaho 2013| 2014

Au cours de la résidence de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, nous aurons l'occasion d'explorer la variété de sa création avec des oeuvres comme L'Aile du songe (2001), concerto pour flûte (présenté dans le cadre du festival Musica) inspiré d'Oiseaux, recueil de Saint-John Perse, ou Orion (2002) faisant référence au mystérieux chasseur de la mythologie grecque, métamorphosé, après sa mort, en brillante constellation par Zeus. C'est cette dualité que parcourt la compositrice. Sont également à découvrir deux pages chambristes Terra Memoria (2007) pour quatuor à cordes et Oi Kuu (1990) pour clarinette basse et violoncelle, dont le titre peut se traduire par Pour la lune. Dans le cadre de cette résidence, l'OPS est également co-commanditaire (avec le Carnegie Hall de New York, la Cité de la Musique de Paris et le Luzerner Sinfonieorchester) d'Emilie Suite (2011), pièce qui sera enregistrée par l'Orchestre avec plusieurs autres. Au fil de la saison, seront en outre organisées tables rondes, conférences et rencontres afin de permettre à des publics variés de faire mieux connaissance avec Kaija Saariaho.
Figure centrale d'une génération de compositeurs finlandais de renommée internationale, elle est née en 1952 à Helsinki, y étudiant à l'Académie Sibelius auprès de Paavo Heininen. Avec Magnus Lindberg, Esa-Pekka Salonen et quelques autres, elle fonde, en 1977, le groupe progressiste Korvat auki (Ouvrez les oreilles) avant de suivre, à Darmstadt et Fribourg, les cours de Brian Ferneyhough et de Klaus Huber. En 1982, elle intègre le cursus de l'IRCAM où elle développe des techniques de composition assistée par ordinateur et explore les possibilités du travail sur bande et de l'électronique en temps réel. Cette expérience a influencé son approche de l'écriture pour orchestre : Verblendungen (1984) implique ainsi un échange progressif des rôles et des caractères entre l'orchestre et la bande. Les titres de son diptyque Du Cristal (1989) et ... à la Fumée (1990) suggèrent aussi le soin porté à la couleur et à la texture par une créatrice qui a également été influencée par la musique spectrale. Plus tard, Kaija Saariaho s'est tournée vers l'opéra, connaissant un grand succès avec L'Amour de loin (avec un livret d'Amin Maalouf et une mise en scène de Peter Sellars à Salzbourg en 2000), Adriana Mater (2006) ou Émilie (2010). Elle a composé de nombreuses pages vocales (Château de l'âme ou le cycle Quatre Instants) l'amenant à une certaine “clarification” de son langage, que l'on découvre dans L'Aile du songe (2001), l'éblouissant Orion (2002) ou Laterna Magica (2008) écrit pour Sir Simon Rattle. Dans sa production récente émergent deux caractéristiques : la volonté de collaborer étroitement avec d'autres artistes et le souci de faire de sa musique, loin de toute abstraction, un partage urgent d'idées, d'images et d'émotions avec l'auditeur.

Marco-Antonio Perez-Ramirez

Marco-Antonio Perez-Ramirez 2008| 2009

Compositeur en résidence pédagogique sur les quartiers de Koenigshoffen, Montagne-Verte et l'Elsau durant la saison 2008|2009.

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Jean-Louis Agobet

Jean-Louis Agobet

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