concerts éducatifs

Concerts

Conférences

Avant-propos musical.

Une conférence est organisée, une heure avant les concerts en abonnement, en collaboration avec Radio Accent 4, la Musique classique en Alsace.

Son objectif est de plonger au plus profond d’une des partitions présentées afin d’appréhender au mieux la soirée qui va suivre, de resituer l’oeuvre à la fois dans le parcours personnel de son auteur et dans l’histoire de la musique, de l’analyser dans son contexte politique et social ou encore d’en tirer des enseignements purement artistiques. Ces avant-propos musicaux (accès libre) sont une des composantes essentielles de la politique menée par l’Orchestre visant à faire mieux comprendre les pièces interprétées : ils s’inscrivent dans la même dynamique que les ateliers d’écoute ou l’insertion de commentaires musicaux dans les programmes du soir distribués (eux aussi gracieusement) à tous les spectateurs.

Journaliste, universitaire ou musicologue, chaque intervenant est un spécialiste dans son domaine : il présente de manière intelligente (et intelligible) les enjeux de l’oeuvre et ses thématiques essentielles. Il s’agit sans doute de la meilleure introduction possible à la soirée musicale que l’on peut aborder avec, à l’esprit, encore fraiches, les informations reçues, puisque de la conférence au concert, il n’y a que quelques pas…

*(Strasbourg,96.6 MHz / Sélestat, 98.8 MHz / Colmar, 90.4 MHz ; pour plus de renseignements, consulter www.accent4.com)

Durée 45 minutes : 19h à 19h45
Lieu Salle des actions éducatives - PMC Accès par entrée Erasme (sauf indication contraire).
Tarif Gratuit
Public Tout public

InscriptionEntrée libre
Elisabeth BRISSON

Jeudi 6 | vendredi 7 octobre 2016

par Elisabeth BRISSON
Eclairage insolite d'un Mahler intime
La dimension intime de la musique des cinq Rücket-Lieder confère une unité à l'ensemble par-delà leur diversité - ce que confirment les indications de tempo et d'expression tout autant que l'orchestration subtile aux timbres différenciés et aux sonorités produisant une atmosphère souvent étrange, voire inquiétante. La délicatesse de la musique indissociable de son intensité émotionnelle ne nous dévoilerait-elle pas un aspect occulté de Mahler, célèbre avant out comme compositeur de symphonies ?
Sophie MICZKA

Jeudi 27 | vendredi 28 octobre 2016

par Sophie MICZKA
Le concerto de la disgrâce
C'est une pièce différente des concertos tradidtionnels à trois mouvements contrastés que Chostakovitch nous offre, l'écriture paraît spontanée avec un violon très virtuose. Le dédicataire et ami du compositeur David Oïstrakh y trouvait quelque chose de démoniaque. Dans cette oeuvre puissante, l'ombre de l'union soviétique est omniprésente. Le concerto a dû attendre sept années avant d'être joué car le pouvoir avait mis Chostakovitch en disgrâce .Pièce profonde aux accents populaires, avec ses rythmes modernes, ses mélodies semblant parfois venir d'un ancien temps, donnent au violon soliste un formidable moyen d'expression.
Benjamin LASSAUZET

Jeudi 3 | vendredi 4 novembre 2016

par Benjamin LASSAUZET
L'architecture transparente de Musique pour cordes, percussion et célesta
En 1936, Bartòk écrit pour l'orchestre de chambre bâlois de Paul Sacher une oeuvre à l'effectif inédit, s'agissant d'une Musique pour cordes, percussion et célesta. On y rencontre tous les éléments qui nourrissent la richesse expressive de son langage très personnel : échelles variées, couleurs des timbres, richesse polyphonique, énergie rythmique, évocation de la nature et des folklores d'Europe centrale... Le tout forme une oeuvre dont la séduction mystérieuse et un peu trouble pourrait s'expliquer par l'obsession structurelle de Bartòk qui y dissimule une valeur mathématique aux étranges propriétés...
Didier Van Moere

Jeudi 10 novembre | vendredi 11 novembre 2016

par Didier VAN MOERE
La vie, la mort, l'éternité et le néant
Don Juan exaltait la vie, puis s'achevait par la mort du héros, dissolution plus que renaissance. Mort et Transfiguration, le deuxième grand poème symphonique de Strauss, suit le chemin inverse : la mort conduit à l'au-delà. Tout le contraire des Métarmorphoses de 1945, musique de l'effrondrement. Comme Don Juan, Mort et Transfiguration témoigne d'uen maîtrise virtuose des ressources de l'orchestre. Achevé en octobre 1889, cet opus 24 fut créé par Strauss le 21 juin 1890.
Franck MEDIONI

Jeudi 15 décembre 2016

par Franck MEDIONI
Un Américain à Paris, un ballet rhapsodique.
Le 11 mars 1928, George Gershwin entreprend un voyage de trois mois en Europe. A Paris,il commence à travailler sur une toute nouvelle œuvre au titre de circonstances : Un Américain à Paris , une musique à programme qui inclut dans la partition quatre klaxons de taxis français. C'est à partir d’Un Américain à Paris que sera conçu le film de Vincente Minelli de 1951 (six Oscars en 1952, dont ceux du meilleur film, du meilleur scénario et de la meilleure musique). Pour Gershwin, Un Américain à Paris est « un ballet rhapsodique ». Voici comment il présente l’œuvre : « Ce nouveau morceau, qui est en fait un ballet rhapsodique, est écrit très librement et constitue la musique la plus moderne que j’aie jamais tenté de composer. La partie initiale sera développée dans un style français type, à la manière de Debussy et du groupe des Six, bien que les thèmes soient tous originaux. Mon objectif est de dépeindre les impressions d’un touriste américain à Paris, pendant qu’il se promène dans la ville et écoute les divers bruits de la rue et s’imprègne de l’atmosphère française. »>
Werner STRINZ

Jeudi 19 janvier | vendredi 20 janvier 2017

par Werner STRINZ
Mieczysław Weinberg, un compositeur dans l’ombre de la disgrâce
Poursuivi à cause de ses origines juives, réfugié en 1941 en Union soviétique, devenu après la guerre le confident de Shostakovich, le destin de Mieczysław Weinberg était d’être opprimé par l’idéologie du réalisme socialiste et d’être considéré comme épigone de son ami et protecteur. Aux contradictions de sa vie correspondent celles de sa création musicale, dans laquelle des compositions plutôt conventionnelles, comme le Concerto pour violoncelle, coexistent avec les expériences avancées de ses œuvres scéniques.
Rudolf WEBER

Jeudi 26 janvier | vendredi 27 janvier 2017

par Rudolf WEBER
Un pays fertile au-delà des limites
Avouons-le: on connaît mal - et c’est un euphémisme - la musique contemporaine des pays à l’Est de l’ancien rideau de fer. Même les mélomanes avertis méconnaissent souvent les musiques d’une Sofia Goubaidulina, d’un Arvo Pärt ou d’un Peteris Vasks. Et pourtant: quelles belles découvertes à faire ! Et cela souvent dans des domaines entre-temps quelque peu négligés à l’Ouest, tels que le sacré ou la tonalité. Un voyage au-delà des limites de nos habitudes s’impose impérativement !
Maxime JOOS

Vendredi 3 février 2017

par Maxime JOOS
"Un monde qui s'en va" : la Neuvième symphonie de Gustav Mahler
Composée durant l'été 1909 à Toblach (aujourd'hui Dobbiaco) dans les Dolomites, la Neuvième symphonie se présente comme la métaphore musicale d'un adieu prolongé. Berg écrit à propos de l'Andante initial qu'il y ressent "l'expression d'un amour de l'homme pour cette terre, le désir d'y vivre en paix, [à la veille de] la mort". À cet enchaînement d'états d'âme (en premier lieu, la stylisation d'un climat épars et flottant) succède un mouvement dans l'esprit du ländler . Si le troisième mouvement développe la satire d'un matériau "burlesque", la beauté métaphysique et élégiaque de l'Adagio final éternise un temps qui se perd dans un "évanouissement de la matière sonore".
Philippe CHOULET

Jeudi 9 | vendredi 10 février 2017

par Philippe CHOULET
La Troisième symphonie de Schumann, dite «Rhénane » une moderne Watermusic ?
L’œuvre est à entendre sous un triple signe: les fêtes pour l’intronisation du nouvel archevêque de Cologne (Schumann voulait ajouter en épigraphe : “Accompagnement pour une cérémonie solennelle”)  ; l’hommage au Vater Rhein (il vient d’arriver à Düsseldorf comme Musikdirektor) ; et la joie de trouver là un orchestre à la hauteur de ses ambitions. Cette œuvre a une densité, une agitation et des contrastes qui expriment la lutte avec l’élément sonore: l’idée de fleuve est omniprésente…
Marcel Marnat

Vendredi 24 mars 2075

par Marcel MARNAT
De Dvořák à Buster Keaton !
Vers 1980, ce fut une colle : de qui peut bien être cette musique ? Le disque relevait d’un éditeur secondaire et d’un chef sans prestige : rien ne pouvait vous mettre sur la voie. Harmonie savante, atonalisme souvent, couleur très raffinée…Ce n’était pourtant pas du Berg ! Quelque Russe négligé de la grande période pré-stalinienne ? Quelque anglais post-impressionniste ? Mais éclatait alors un insolent vacarme militaire avec une vulgarité et une bonne humeur innocentes… Finalement, un nuage passé et nous étions basculés dans l’angoisse d’un crépuscule menaçant, traversées de fredons populaires… Surgissaient enfin un carnaval exterminateur, bientôt coupée nette par une féroce dissonance de tout l’orchestre. Génial, peut-être, mais de qui ? Et vos tourmenteurs lançaient, triomphant : 1910 ! Et un nom, à peine entre-aperçu ça et là : Charles Ives… Que savons-nous de plus, aujourd’hui ?
Jean-Jacques GROLEAU

Jeudi 27 | vendredi 28 avril 2017

par Jean-Jacques GROLEAU
La virtuosité décantée
Ébauché à la fin des années 1830, créé en 1857, retravaillé jusqu’à une ultime mouture en 1861 , le Concerto pour piano n° 2 de Liszt est une œuvre qui épouse la vie même de son auteur. Avec le temps, Liszt épure son style, trouvant finalement la quintessence de son langage dans la concision et l’économie des moyens. Et si la virtuosité reste transcendante, elle se veut moins ostentatoire. Véritable poème où se mêlent le lyrique et l’épique, la confidence et le martial, cette œuvre est un jalon pianistique et musical majeur du XIXe siècle et influencera jusqu'à Rachmaninoff et Ravel.
Marc Dumont

Jeudi 4 | vendredi 5 mai 2017

par Marc DUMONT
Schubert…sans fin
L’inachèvement musical a ses chefs d’œuvre : L’Art de la fugue de Bach, le Requiem de Mozart et quelques autres œuvres, signées Bruckner, Mahler ou Schubert. La Symphonie en si mineur de ce jeune compositeur de 25 ans est probablement l’énigme musicale la plus célèbre au monde. L’œuvre resta oubliée plus de quarante ans avant d’être enfin jouée en 1865. Avec le succès que l’on sait et cette question dérangeante : pourquoi seulement deux mouvements ? Un mystère qui reste à jamais sans fin.
Theodor GUSCHLBAUER

Jeudi 18 mai 2017

par Olivier EROUART
Entretien avec Theodor Guschlbauer
Familier de l’œuvre d’Anton Bruckner qu’il a maintes fois dirigée tout au long de sa carrière, Theodor Guschlbauer nous livrera ses réflexions sur les symphonies, en général et su r la Sixième symphonie, en particulier. Composée entre 1879 et 1881, la Sixième, que le compositeur surnomma Die Keckste (L’effrontée) en raison de ses hardiesses, ne subit aucun remaniement de l’auteur ou de ses partisans chefs d’orchestre. Philippe Herreweghe la décrit « comme l’œuvre d’un philosophe, non pas du fait d’un contenu mais de sa beauté visionnaire ».
Claire Delamarche

Jeudi 22 mai 2017

par Claire DELAMARCHE
Le Concerto pour violon de Bartók : symétries et variations
Composé en 1937, en pleine tourmente politique et personnelle, le Concerto pour violon est l’une des œuvres les plus rayonnantes de Bartók. Mais, derrière la séduction sonore, on découvre aussi la perfection d’un art à son zénith. De passionnants jeux de miroirs et de variations font de cette partition l’une des plus abouties de son auteur. Le bondissant finale est un travestissement du premier mouvement, tout de lyrisme ; ils encadrent un somptueux Thème et variations aux accents populaires hongrois. Venez découvrir les rouages de l’écriture bartókienne !