Analyse de la saison

Concerts Saison 2017 | 2018

Vibrons musique !

Concilier créativité et contraintes matérielles, envies de découvrir des nouveautés et besoins de revisiter les répertoires déjà connus et aimés, voilà la quadrature que doit résoudre chaque programmation de saison.

Contenter et surprendre à la fois.

Tristan Bernard résumait ce dilemme : au théâtre, les spectateurs veulent être surpris, mais avec ce qu’ils attendent.

Cela ne vaut-il pas aussi pour les programmes de concert ?

La programmation 2017-2018 préparée par Marko Letonja veut séduire par son mélange d’œuvres célèbres, d’autres qui mériteraient de l’être davantage, toutes ayant comme pouvoir commun d’inviter à vibrer avec les musiciens de l’OPS.

Vibrations berlioziennes

Par trois fois, les programmes se consacreront à Hector Berlioz, le plus emblématique des compositeurs français du XIXème siècle, pas forcément le plus joué. Une ouverture (les 9 et 10 février), celle du Corsaire, personnage imaginé par Lord Byron ; puis en clôture de saison (les 22 et 24 juin) la célèbre Symphonie fantastique, tonitruante par moment mais de bout en bout parfaitement romantique. Entre ces deux séries, l’événement : Les Troyens, opéra en cinq actes donné en version de concert les 15 et 17 avril, avec la grande mezzo-soprano américaine Joyce Di Donato (photo) qui chantera pour la première fois à Strasbourg et devant les micros de Warner Classics le rôle de Didon. Avec elle, un Enée d’exception, Michael Spyres, un « géant » comme l’a titré Forumopéra. Autour d’eux, une distribution rassemblant notamment Marie Nicole Lemieux, tant appréciée par le public de l’OPS au printemps 2016 dans la Passion selon Saint Matthieu de Bach, Marianne Crebassa, jeune française nommée aux Victoires de la musique et Stéphane Degout, repéré comme un jeune maitre du chant français, en particulier en incarnant un époustouflant Pelléas, repris au festival d’Aix en Provence à l’été 2016.

La production est confiée à la direction experte d’un berliozien reconnu, John Nelson.

Vibrations répertoriées

Quelques fleurons du répertoire : la plus jouée des symphonies de Chostakovitch en ouverture de la saison d’abonnement (6 et 7 octobre), la célébrissime Vingt-cinquième symphonie de Mozart que Milos Forman utilise dans son film Amadeus pour illustrer la tragique destinée du grand Wolfgang (27 et 28 octobre), la Troisième symphonie de Brahms (26 et 27 janvier) et la même de Schumann, la Rhénane (9 et 10 février), la Neuvième symphonie de Mahler avec Marc Albrecht, ancien directeur musical de l’OPS (le 3 février), la Cinquième symphonie de Sibelius avec Leif Segerstam (19 et 20 janvier), la Sixième symphonie de Bruckner avec Theodor Guschlbauer (le 18 mai) ou la Symphonie alpestre de Strauss avec Antoni Wit, illustrée par une création vidéo (4 et 5 mai).

D’autres sommets du répertoire : La Mer de Debussy (3 et 4 novembre), le Quatrième concerto pour piano de Beethoven (le 18 mai), le Vingtième concerto de Mozart avec Claire-Marie Le Guay (10 et 11 novembre), le Deuxième concerto de Liszt avec Jean Efflam Bavouzet (27 et 28 avril) ou le Premier concerto pour violon de Prokofiev avec notre soliste, Charlotte Juillard (3 et 4 novembre).

Le répertoire, et même le grand répertoire comme on le nomme couramment, tient dans notre saison un rôle de boussole. Une boussole qui nous aide à nous repérer par rapport à une époque passée, à un courant créatif ou à nous situer mieux lorsqu’il s’agit de découvrir des œuvres moins jouées ou moins célèbres.

Vibrations aventurières

C’est une aventure facile à vivre et sans danger qui est proposée, une aventure somme toute intérieure pour découvrir des compositeurs ou des œuvres : des musiques estoniennes (28 septembre), Tchaïkovski revisité par… Duke Ellington (15 décembre), le Concerto pour violoncelle de Weinberg composé en 1948 (19 et 20 janvier), les Trois Endroits de la Nouvelle Angleterre tels que les décrit Ives (le 24 mars).

Et même découvrir ce que l’on croit connaitre : Franck et son Chasseur maudit  (4 et 5 mai), Strauss et ses Métamorphoses  (10 et 11 novembre) ou Bartók tel qu’en sa  Musique pour cordes, percussions et célesta  (3 et 4 novembre). Certes, ces musiques ne sont pas connues mais elles font partie de ces œuvres que l’on dit « jouées souvent » mais qui ne sont en réalité que rarement présentées en concert…

Vibrations invitées

Comme chacune des dernières années, l’OPS invite et accueille en résidence deux artistes, un compositeur et un soliste.

En 2016-17, le compositeur letton Pēteris Vasks est à l’honneur. De son répertoire riche et diversifié, l’OPS a choisi de présenter son Credo pour orchestre, Lonely Angel pour violon et orchestre à cordes, le Dona nobis pacem pour chœur et son Troisième quatuor à cordes. L’OPS donnera aussi (en création française) son Concerto pour alto sous l’archet de Maxim Rysanov.

Si la musique de Vasks a connu de multiples influences stylistiques, elle ne cache pas ses inspirations religieuses et nationales lettones ni sa tendance à susciter la méditation et sa capacité – cela surprendra-t-il – à faire ″vibrer″ l’auditoire.

La seconde invitée pour 2016-17 est Alina Ibragimova, violoniste.

À son propos, le titre de sa page de présentation dans la brochure de saison est explicite : Attention phénomène !

Elle jouera avec le Deuxième concerto de Bartók (22 et 24 juin), deux œuvres qui exigent autant une technique parfaite qu’une exécution inspirée. Alina donnera aussi deux concerts de musique de chambre dont l’un en récital (5 mars) avec son complice, le pianiste Cédric Tiberghien, qui fut aussi notre artiste en résidence au cours de la saison 2014-15.

Vibrations voyageuses

En France ou à l’étranger, l’OPS vadrouillera à plusieurs reprises au cours de la saison hors de la Salle Érasme du PMC, en ville, dans l’ancienne région (l’Alsace), dans la nouvelle (le Grand Est), à Paris, outre-Rhin et, espérons-le, beaucoup plus loin.

Pour célébrer le Grand Est, quatre moments originaux et régionaux.

Le premier est un rappel de la saison en cours: le 12 juillet 2016, l’OPS joue à Reims, dans le cadre du Festival « Les Flâneries musicales ».

Le deuxième : les concerts de Saint-Sylvestre et de Nouvel an sont confiés au directeur musical de l’Orchestre de Mulhouse, Patrick Davin. Il lui revient de faire exploser la « folie Offenbach et Cie ».

Les troisième et quatrième sont un échange avec la Lorraine : le 20 mai l’OPS joue à l’Arsenal de Metz et le 24 mai nous accueillerons en salle Érasme l’Orchestre national de Lorraine et son chef Jacques Mercier.

En collaboration avec le Conseil départemental du Bas-Rhin, l’OPS invente des programmations pour jouer dans des salles communales ou des églises et y dépêche ses Cameratas (ensembles de vents, cordes ou cuivres) comme autant de messagers de musique.

L’OPS sera aussi à la Philharmonie de Paris le 20 novembre pour y offrir, en clôture de la manifestation nationale « orchestres en fêtes », la Neuvième symphonie de Beethoven.

En février et mai, ce sera l’Allemagne (Friedrichshafen, Düsseldorf, Mannheim), la Suisse (Bâle et Lucerne dans la prestigieuse salle du KKL) et, si le projet qui est à l’étude au moment où ces lignes sont écrites se concrétise, la Corée du Sud en fin de saison.

Vibrations supplémentaires… et non des moindres.

Des petites musiques de nuit, celle de Mozart associée à la Nuit transfigurée de Schoenberg (13 et 15 octobre) et des très grandes (en extraits) pour faire résonner dans tout l’univers le film de Stanley Kubrick 2001, l’Odyssée de l’espace  (ciné-concert Musica le 22 septembre).

Un concert de Noël sur le thème du traineau, traineau…ël !

Une programmation de musique de chambre généreuse et ambitieuse, 6 concerts mettant en valeur les musiciens de l’OPS et associant la soliste en résidence, Alina Ibragimova.

Et toujours de quoi apprendre avec l’OPS : des conférences pour les grands, des animations pédagogiques pour les plus petits, des concerts éducatifs à vivre avec les enseignants ou à partager en famille pour vibrer avec les parents.

C’est pour cette démarche d’ouverture sur tous les publics et d’éducation musicale pour tous que l’OPS poursuit, pour une seconde année, sa résidence dans le quartier du Neuhof, en collaboration avec la compagnie de danse MJD dirigée par Majid Yahyaoui, avec le jeune chef d’orchestre Manuel Mendoza et avec les acteurs du quartier (écoles, collèges, école de musique…).

Ensemble Vibrons musique !


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