Saison 2007/2008 > Les concerts à Strasbourg
Les concerts du mois de Novembre
JEUDI 8 ET VENDREDI 9
NOVEMBRE
I 20H30
PALAIS DE LA MUSIQUE
ET DES CONGRÈS SALLE ÉRASME /
Tarif B
Nous commençons à bien connaître désormais l’art consommé avec lequel Marc Albrecht sait composer ses programmes, mettant
en évidence les liens souterrains entre les oeuvres rassemblées le temps d’une soirée. Ce sont encore des passerelles mentales
improbables que le directeur musical de l’OPS nous invite à emprunter avec quatre pièces du XXème siècle : aux Métaboles de
Dutilleux dans lesquelles, selon ses mots, « un élément thématique se transforme par une succession de petites mutations »,
succédera le Concerto pour violon et orchestre de Korngold, créateur génial, injustement oublié, que l’on redécouvre enfin. Celui
qui avait été jugé “entartete” (dégénéré) par les nazis nous laissa en effet des oeuvres aussi brillantes que Die tote Stadt que nous
avons eu la chance de voir à Strasbourg, il y a quelques années. La soirée se terminera avec deux partitions marquantes de Ravel,
sa Rhapsodie espagnole et La Valse.
DUTILLEUX /
Métaboles
KORNGOLD /
Concerto pour violon et orchestre,
en ré majeur, opus 35
RAVEL /
Rhapsodie espagnole
- La Valse
MARDI 13 NOVEMBRE I 20H30
PALAIS DE LA MUSIQUE
ET DES CONGRÈS SALLE ÉRASME /
Tarif B
Certaines soirées ressemblent à la chronique d’une perfection annoncée… En rassemblant, dans le même programme, la
Symphonie n°4 de Mahler que le compositeur comparait à un « tableau primitif sur fond or » et le Concerto n°5 dit “l’Empereur”
de Beethoven qui oscille entre profonde méditation et héroïsme scintillant, Marc Albrecht nous promet des instants d’une belle
intensité, d’autant que la pianiste qui interprétera ce véritable “standard” du répertoire est l’une des plus fameuses qui soient…
Hélène Grimaud appartient en effet au cercle très fermé des virtuoses qui savent allier absolue perfection technique, inspiration de
chaque instant et émotion à fleur de peau. Elle est de ces musiciens qui insufflent à la partition ce supplément d’âme grâce auquel
un concert se métamorphose en un instant suspendu. Nous attendons donc sa rencontre avec la phalange strasbourgeoise et son
directeur musical avec une belle impatience.
Beethoven / Concerto n° 5 pour piano et orchestre, en mi bémol majeur, dit l'Empereur, opus 73
Mahler / Symphonie n°4, en sol majeure
MERCREDI 28 NOVEMBRE I 20H30
PALAIS DE LA MUSIQUE
ET DES CONGRÈS SALLE ÉRASME /
Tarif B
Après la Seconde Guerre mondiale, l’un des foyers les plus actifs du renouveau de l’interprétation baroque prit son essor aux
Pays-Bas. Editeurs de musique, musicologues et facteurs d’instruments tentèrent de faire revivre l’âme des musiques anciennes
et baroques. Né en 1944, l’organiste, claveciniste et chef d’orchestre néerlandais Ton Koopman fait partie de ces remarquables
artisans d’un renouveau musical. En 1979, il créa l’Orchestre baroque d’Amsterdam, une formation composée de musiciens
hollandais, français et anglais qui acquît une reconnaissance internationale, notamment grâce au disque. Autour de lui, les
interprètes avec lesquels il a déjà travaillé, font revivre les six cantates sur la naissance du Christ qui, assemblées, forment
l’Oratorio de Noël. Assurément, ce sera une interprétation tonique dont le rythme interne ne manquera ni d’allure ni de poésie.